Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
/ / /

Vous avez dit « mal de mer » ?

 

On devrait plutôt dire « mal en mer »… Ou « mieux à terre »…

Ce qui n’empêche en rien d’avoir l’envie de voyager en bateau, et c’est là que çà se complique…

 

Situons les choses :

Le mal de mer c’est un peu une loterie, qui à l’inverse de la Française des Jeux offre pratiquement toutes les chances de tirer le gros lot…

Eh oui, peu de gens sont « naturellement » insensibles au mal de mer.  

Même les marins professionnels, même les pêcheurs, même les coureurs au large, sont concernés, bien qu’ils aient bien souvent appris à en faire reculer les limites, et que par ailleurs ils en parlent peu (ça ne fait pas très « marin » d’avoir le mal de mer).

Pour les autres, nous sommes les gagnants potentiels d’une chorégraphie imposée, peu valorisante et pourtant bien éprouvante…

Précisons que nous ne sommes pas tous égaux devant le problème, nous y sommes plus ou moins sensible, plus ou moins rapidement, et selon les moments…

C’est donc compliqué de comprendre les règles de ce jeu de hasard, et par voie de conséquence de trouver le remède absolu. Il faut tâtonner et apprendre à se connaître face à cette problématique.

 

Je joins en fin d’article des liens avisés qui définissent assez complètement le mal de mer, ses origines, les quelques recommandations et remèdes généraux préconisés.

Le but de cet article n’est pas de répéter le contenu d’autres sites, mais de mettre en évidence les particularités que nous-mêmes avons rencontrées.

 

L’amarinage au fil du temps.

Voilà environ 20 ans que je navigue, et pendant cette récente croisière de 3 mois, j’ai compris que je n’avais rien compris au mal de mer…

J’ai notamment découvert que lorsqu’on est amariné (habitué aux mouvements du bateau, et donc n’éprouvant plus les malaises) on peut perdre son amarinage par une période de seulement quelques jours consécutifs au calme plat….

Il faut alors reprendre la phase d’amarinage à zéro, avec l’inévitable sensation de régresser… De quoi en décourager plus d’un(e).

J’étais auparavant convaincu que l’habitude de naviguer faisait reculer petit à petit - mais durablement -  la manifestation des symptômes. 

Cette fausse conclusion résultait de mes précédents constats sur 2 ou 3 semaines de vacances :

Les premiers jours l’estomac était rapidement dérangé par les mouvements du bateau, même sur une mer peu agitée ; Après quelques jours je ne ressentais plus le désagrément pendant le reste des vacances sauf si les conditions de mer devenaient plus fortes. Il fallait alors un nouveau temps d’adaptation, pour pouvoir naviguer le ventre léger...

 Donc, plus on avançait dans les vacances, et moins j’avais le mal de mer.

J’avais même l’impression de devenir « marin », et si d’une année sur l’autre il fallait quand-même recommencer à appréhender la chose, j’avais la sensation de gagner mes galons au fil des ans et que le mal reculait un peu …

 

C’est donc très logiquement que lorsque nous avons pris ce départ pour 3 mois, je m’attendais à la même progression ; j’avais estimé qu’après le premier mois passé sur l’eau, il ne serait plus question d’être malade en mer…

Grossière erreur !

Les premières navigations consécutives de cette croisière m’ont permis de m’amariner, mais il a suffit d’une semaine ou deux dans des mouillages tranquilles des Baléares, pour me rendre à nouveau plus sensible.

Plus tard, au cours du voyage, j’ai constaté que la fatigue générale (pas uniquement le manque de sommeil) me rendait à nouveau plus sensible.

C’est ainsi qu’en fin de parcours, après 2000 Milles et environ 400 heures de mer, j’étais touché (à mon grand étonnement) par les nausées (et +) sur une mer qui en d’autres moments ne m’aurait absolument pas inquiété.

J’étais découragé et je me suis posé mille questions, avant de trouver ici et là dans les quelques lignes très pudiques écrites sur le sujet au sein des blogs de voyageurs, la confirmation que d’autres vivent la même chose… C’est donc une caractéristique à prendre en compte : l’amarinage n’est pas forcément progressif, ni durable…

 

L’incidence du type de bateau :

J’ai souvent lu que beaucoup de gens souffrent moins du mal de mer en catamaran qu’en monocoque.

Ce n’a pas vraiment été le cas en ce qui me concerne.

Je trouve les mouvements du catamaran très différents de ceux du monocoque.

Le monocoque a des mouvements amples, et répétitifs, que pour ma part j’arrivais à intégrer inconsciemment et à accepter. Le monocoque bouge tout le temps, même par mer belle, et au mouillage. L’apprentissage (l’amarinage) se fait donc en permanence.

Le catamaran quant à lui, sur mer belle est à plat, il ne bronche pratiquement pas, il glisse comme sur une patinoire ; au mouillage il est stable. Il faut vraiment un mouillage très rouleur pour que le dérangement soit présent. Il en résulte à mon avis que l’oreille interne (centre de l’équilibre) n’est pas  (ou peu) sollicitée pendant ces temps passés à bord, à plat, donc l’amarinage ne se fait pas ; pire, s’il est fait, il se perd !

En mer lorsqu’une houle vient de travers par exemple, ou de ¾,  les deux coques du catamaran ne sont pas sur la même vague en même temps, et le bateau affiche des mouvements assez brusques dans des directions plutôt imprévisibles, parfois en diagonale parfois en roulis, parfois en tangage ou un peu tout à la fois.

Dans ces conditions, se tenir debout et se déplacer est pénible, et si en supplément des manoeuvres sont nécessaires (regarder en haut pour réduire les voiles, aller au fond d’un coffre chercher un outil, fouiller le frigo en quête un cale-estomac,  etc…) le centre de l’équilibre est vite surbooké et on connait la suite…

Au vent arrière, par contre, c’est vrai qu’il y a un net avantage au catamaran qui supprime le roulis rythmique bien connu en monocoque et pas très agréable, générateur lui aussi du mal de mer.

 

Le souvenir du mal de mer rend malade…

Sylvie a subi aussi le mal de mer, mais sur des situations différentes des miennes.  Elle a pu constater clairement après avoir été malade qu’une appréhension s’installait et compromettait à elle seule la navigation suivante.

Avant d’engager les navigations suivantes elle ressentait déjà sa fragilité, et dès le départ les prémices des malaises, alors que l’état de la mer ne le justifiait pas du tout.

Il lui a été nécessaire de garder son équilibre en conscience en permanence pour enrayer le phénomène, et retrouver des sensations normales. Après plusieurs sorties bien gérées l’appréhension s’est estompée, et les choses sont à peu près rentrées dans l’ordre.

C’est une illustration de la dimension psychologique du mal de mer.

 

Ne pas charger le foie…

Ca semble évident de ne pas faire un repas de réveillon la veille de partir en mer ; ça l’est moins de faire en sorte que tout le système digestif soit totalement paisible à l’approche du départ.

En effet, même à terre j’ai remarqué que nous sommes parfois un peu barbouillés, un peu lourds ; il n’en faut pas plus pour accroître la sensibilité au mal de mer, et se trouver rapidement très proche de la limite des nausées.

Il semble donc qu’une petite préparation à terre quelques jours avant le départ soit favorisante.

 

Halte au mal de mer

Sur Ciao, la guerre est déclarée au « seau bleu » ; jusque là, il n’y avait aucun traitement, aucun médicament à bord ; pas par principe, plutôt par négligence, ou sous-estimation du sujet.

Changement de tactique :

nous allons tester la saison prochaine, les différents produits, de préférence naturels, et aussi les accessoires tels que les BordingRings (lunettes spéciales avec niveau liquide), de manière à  aborder les longues navigations plus sereinement.

Nous complèterons cet écrit en fonctions de nos constats et de nos avancées.

 

Voici un choix de Liens  « mal de mer » qui m’ont semblés les plus pertinents :

·         http://carnet-maritime.com/savoirs/le-mal-de-mer-la-loi-des-quatre-f.html

 

·        http://blog.france3.fr/equipe-thalassa/2011/04/21/mal-de-mer-temoignages-et-astuces-de-la-redac/

en fin de l’article cliquer sur « visionner le reportage complet »

 

·         http://www.les-remedes-naturels.com/2012/03/mal-de-mer.html

·         http://www.leuromag.com/Le-mal-de-mer_a322.html

 

·        http://www.hisse-et-oh.com/forums/forums-techniques/messages/698718-lunette-anti-mal-de-mer-boarding-ring

 

·         http://www.glcr.lu/documents/bateau_622_20-27.pdf

 

 

 

 

 

 

Partager cette page

Repost0

Feeling Du Blog

  • : le blog de Ciao...
  • : Voyages au long cours... Voyages intérieurs ... Ou plutôt les deux ensemble ! A mon avis, il y a une sorte de parallèle entre nos cheminements terrestres (ou maritimes) et nos évolutions intérieures... Faut-il pour autant partir pour se trouver ?
  • Contact

Profil De L'auteur

  • Michel
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon...
J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon... J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...

feeling du blog

A mi-chemin  

entre l'aventure concrète d'un terrien qui appréhende la vie sur un bateau, ouvre les pages d'un grand voyage

à travers le monde,  

et l'homme qui se regarde avec un peu de recul, déplie son rêve, l'observe, et tente d'exprimer

sa propre découverte...

 

Recherche

Nous sommes partis de Hendaye le Lundi 14 Juillet 2014

Liens