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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:26

31 Juillet 2012 -

 

Nous étions à Cascais (proximité immédiate de Lisbonne) il y a quelques jours encore...

 

 Après une rapide visite de la capitale Portugaise, qui ne manque pas de charme et d’authenticité, nous avons profité d’une nouvelle accalmie du « Nordata » (vent du nord), pour nous glisser le long des côtes du Portugal, avec pour objectif de remonter le plus possible. Nous disposions à priori de 3 jours de conditions identiques avant la reprise du régime énergique de Nord.

 

Départ Mardi 24 Juillet à 08 h 40 (avec une pensée pour Guigui qui fête ses 32 printemps)-

 

D’un seul bond, une longue navigation que nous appelons entre-nous « jour-nuit-jour » soit 36 heures d’affilée, nous a amené au niveau de Porto.

Wow ! C’est une jolie distance parcourue, mais nous devions faire une escale technique, dans le but de trouver du carburant (*)… et repartir car la période calme semblait disposée à perdurer…

(*) Eh oui, accalmie = pas de vent contraire, certes, mais = pas ou peu de vent… donc 36 heures de propulsion motorisée, et par voie de conséquences environ 75 litres de carburant envolés… Pas écologique tout çà,  et pas économique non plus….

 

Nous avons choisi de nous diriger vers le port de Lexoes qui est une grosse structure portuaire marchande, industrielle ; ce lieu semblait offrir toutes possibilités de ravitaillement.

A  Lexoes, la valse des cargos, pétroliers, et porte-containers est constante, nous avons dû nous faufiler entre eux pour entrer…

Nous y avons trouvé un paysage qui peinait à percer le brouillard, constitué de cheminées, d’immeubles, de grosses cuves d’hydrocarbures, et de grues ; l’ambiance sonore était en harmonie : roulements continus de moteurs,  sirènes, bips des engins de manutention en tous genres…

Les essences olfactives du lieu, rappelleraient facilement un quai de métro parisien aux heures de pointe.

Bref, un bon endroit à inscrire au guide du «Kasstoidela »…

 

Pourtant la ville de Porto est proche, et paraît-il charmante ;  il serait facile de la rejoindre depuis Lexoes, en utilisant les transports en commun. Nous conservons en mémoire cette option pour un autre voyage.

 

Le port de plaisance quant à lui, est tout petit (vu la plaisance du lieu, çà se comprend), il n’y a pas de place pour accoster, et comble de pratique il n’y a pas de station de carburant. Débarquer pour aller à pied en ville semble compliqué et loin, et bien que nous ayons interpellé au passage d’autres équipages, personne n’a pu nous renseigner.

 

Perplexes, nous avons pris acte que notre choix d’escale n’a pas été judicieux… Etant arrivés vers 20 h 30 le Mercredi 25 Juillet, nous n’avions alors pas d’autre choix que de mouiller l’ancre dans l’enceinte du port où il semble que ce soit toléré.

Effondrés dans les couchettes, nous avons tenté de récupérer, malgré les bruits incessants, et les mouvements brusques du bateau lors du passage des cargos.

 

Après une courte nuit qui a quand-même porté conseil, nous avons appareillé le jeudi 26 au matin, en direction de la marina de Povoa de Varzim à 3 heures de navigation de là ; elle a été notre dernière escale portugaise.

A Povoa de Varzim, nous avons bénéficié d’un accueil particulièrement sympathique et chaleureux de la part du personnel du port ; … Mais pas de carburant ici non plus…

Nous avons été autorisés à prendre gracieusement une place provisoire, pour nous laisser le temps d’aller en ville chercher le précieux liquide, ce qui fût fait aussitôt.

 

Une demi-heure à pied, çà use, çà use… Surtout qu’il faut traîner le petit diable de voyage chargé de bidons vides à l’aller, et remplis de 60 litres d’essence au retour…

Chut ! Ne nous plaignons pas, voici de quoi poursuivre la route…

 

Au revoir et merci, les amis de Povoa de Varzim… Nous avons largué les amarres dans la foulée, le Jeudi 26 à 17 heures…

 

« Jour-Nuit-jour »…

 

Et arrivée à Muros, juste avant le Cap Finisterre, le Vendredi 27 Juillet à 13 heures 30.

Ce sont au total 271 milles parcourus depuis Cascais, soit 500 km. Nous sommes contents d’avoir utilisé au maximum cette période de « douces » conditions. Nous sommes par la même occasion revenus dans les clous de nos objectifs temps.

 

Cette deuxième navigation nocturne a pris quelques allures d’irréel, tant nous nous sommes trouvés particulièrement isolés en mer, ne croisant aucun navire, aucun autre bateau de plaisance, aucun pêcheur…

S’il n’y avait eu de temps en temps quelques échos lointains sur l’écran du radar nous aurions pu croire durant des heures et des heures, naviguer sur une autre planète, en océan de songes, uniquement environnés de brumes, d’air humide, à peine posés sur une surface liquide dont nous percevions que de très douces ondulations…

L’obscurité elle-même semblait dissoute ; pas de lune, pas d’étoile, pas d’horizon. Rien…

Ou presque…

 

Le plancton, organisme microscopique et bien vivant ; lui, était au rendez-vous.

Le plancton se manifeste lorsqu’il est agité, en émettant des lueurs fluorescentes. Ainsi lorsque l’on traverse une zone où le plancton est dense, la vitesse provoque sur l’avant du bateau et de chaque côté des traînées lumineuses sur plusieurs mètres. A l’arrière, le sillage est transformé en une trainée de comète aquatique du plus bel effet…

 

Ce soir là, Neptune réservait un cadeau supplémentaire à Syl lors de son quart de veille ; elle en retransmet sa surprise dans la petite vidéo ci-dessous.

 

 

Nous aurions aimé filmer ou photographier cette féérie, mais ces phénomènes sont trop faiblement lumineux pour être captés par la technique dont nous disposons…

C’est dommage mais en même temps, nous avons conscience que graver ces images en l’unique support de nos mémoires leur conserve une dimension émotionnelle intacte, et sauvegarde  l’exceptionnelle magie de l’instant vécu...

 

A l’heure de ces lignes, Ciao relâche à Muros en Galice pour quelques jours avant d’entreprendre le contournement du Cap Finisterre dans les premiers jours d’Août…

 

Afin de fêter dignement, la fin d’une étape qui nous a longtemps soucié, nous avons fait sauter les scellés de la valise « Ras les voiles » remise avant le départ par Mimi !

Nous y avons découvert un festival de bonnes choses à déguster pour l’occasion.

 

Hummmm…

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commentaires

marie-pierre et henri 05/08/2012 14:07


un grand merci à vous deux de nous faire voyager avec vous et de nous faire rêver. qu'est-ce que j'aurais aimé partager ce moment avec les dauphins  dans les lumières du planctons!!!! bon
vent et bon voyage. BISOUS.

MIMI 01/08/2012 11:00


et bé voila moi la mimi  je chiale comme une andouille derrière mon écran !!!!!!!


merci les zamis de cette "ouverture de valise"...... et hop me voila sur le bateau avec vous !  mais que vous êtes BEAUX  !!!!  ma syl toute jolie toute bronzée toujours aussi
pétillante et mon Michel  tout basané tel un barroudeur des mers !


waow !!!  vous êtes resplendissants et comme j'en suis heureuse !


heureuse de cette parenthèse du blog toujours si salutaire et avec qui je prends la tangante (des a des e  je sais pas...)  et ca fait un bien !!!!!!!!!!!!!


JE VOUS AIME MES LOULOUS DE MER    vous êtes et avez été F O R M I D A B L E S ! et je suis FIERE de vous !!!!!!!


a  plus et  gros gros bisous     lamie  MI


 

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  • Michel
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon...
J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...
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