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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 14:11

En embrassant du regard la côte escarpée, les blocs rocheux qui plongent dans le bleu de l’Océan, les landes vertes qui tapissent les monts environnants, j’ai l’impression d’entendre les cornemuses en fond sonore. Ce n’est qu’une impression et pourtant la Galice croise vraisemblablement dans son histoire certaines racines celtiques.

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La baie de Cedeira nous a retenus moins d’une semaine, nous y sommes restés entre le 16 et le 21 Juillet, en attendant que le vent reprenne un flux d’Est en Ouest.

Deux petites randonnées pédestres ;

-          l’une de 8 km au sud de la baie, dans l’atmosphère un peu moite d’une forêt d'eucalyptus, nous a plongés dans un silence ressourçant et des senteurs florales bien agréables ; détail intéressant : absence totale de moustique dans le secteur, nous avons mis cela au crédit qu’ils ne doivent pas apprécier les inhalations d’eucalyptus…

 

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-          l’autre ballade du côté Nord, d’une dizaine de km environ, nous a fait prendre un peu de hauteur, sollicitant davantage les mollets, et offrant de superbes points de vue sur la côte escarpée de ce presque « Finisterre ». 

  GOPR0783.JPG

Cedeira a été pour nous une escale sympathique et paisible que nous pouvons recommander ; s’il y avait un bémol il serait pour le climat ; plutôt frais pour la saison, il nous a servi des petits matins à 15 degrés, noyés d’une rosée qui ne disparaissait doucement que vers midi. En ville, les façades des maisons sont presque toutes protégées de survitrages, ce qui laisse supposer que les conditions météorologiques doivent être souvent désagréables ici, en dehors du cœur de la saison estivale…

Autre petite surprise pourtant logique : en avançant rapidement vers l’ouest, nous avons eu le plaisir de bénéficier de soirées nettement plus longues. Le soleil se couchait ici 25 minutes plus tard qu’à Hendaye. Même sans regarder l’horloge, la perception de cette différence est évidente et chaque soir nous nous en faisions la remarque, en observant le soleil descendre doucement vers l’horizon bien après 22 heures.

Nous avons quitté Cédeira le 22 Juillet en début d’après midi, par « bonne brise » dirait le capitaine Hadock, c'est-à-dire propulsés par un vent dépassant régulièrement les 20 nœuds. Agur s’est fait un plaisir de surfer toutes les vagues qui se sont présentées nous entraînant dans des vitesses supérieures à 10 Nœuds avec la meilleure pointe à 13,7. Plaisir et œil attentif sur ces belles vagues qui nous poursuivaient et s’effaçaient sous le bateau en le faisant accélérer.

Nous affichions une moyenne de 7,5 Nœuds après cinq heures de navigation, lorsque Eole a décidé d’aller se coucher en même temps que le soleil, nous laissant bêtement au milieu d’un océan assez agité, avec les voiles molles, et la nécessité de réveiller la mécanique… Dommage…

A défaut de mieux, nous avons alors bifurqué vers Corme, afin d’y jeter l’ancre pour la demi-nuit restante et se remettre en route le lendemain matin avec la reprise du vent comme l’avait annoncé la météo marine.

Le lendemain a été, contre toute attente, d’un calme plat, et Muros a été rejoint inévitablement au moteur. Quand ça ne veut pas le faire…

 

Muros le 23 Juillet.

Le choix de cette escale a été arrêté pour nous permettre de rejoindre SANTIAGO (Saint Jacques de Compostelle) distante de 70 km, en autocar.

Il nous tenait à cœur de fouler les pavés du parvis de la cathédrale, de visiter le cœur de la cité et les lieux religieux, car en 2013, nous avions eu le projet de marcher sur les chemins de Compostelle, et nous nous y étions réellement préparés. Cependant le projet avait ensuite été remis en question, puis annulé en raison de l’achat du bateau et des contraintes liées à la transaction.

Il nous semblait cette année avoir à boucler une boucle, et voilà, nous l’avons fait à notre manière.

Les lieux sont chargés d’histoire, mais sont malheureusement aussi surchargés de visiteurs, ce qui peut-être a faussé notre réceptivité.

Une grande soirée de fête se préparait le 25 juillet pour le 800ème anniversaire du pèlerinage de Saint François d’Assises, avec grand renfort de matériel de sonorisation, de nombreux cars de police et de fourgons de la télévision espagnole…

Nous n’avons donc pas réellement réussi à prendre le pouls de cette cité, ni même de sa cathédrale, même si l’architecture et l’extravagance des ornements tentaient de l’imposer.

En résumé c’est une courte visite que nous sommes contents d’avoir fait, en concluant que vraisemblablement le chemin apporte davantage que la destination…

A ce propos, nous garderons par ailleurs un souvenir assez mitigé de l’aller-retour en autocar (2 heures pour chaque trajet) catapultés dans un bolide à travers villages et campagnes sans réel charme, à se demander comment à une telle vitesse il a fallu deux heures pour parcourir les 70 km théoriques… Beaucoup de détours sans doute…

 

Muros quant à elle est une petite ville organisée autour de son port de pêche auquel s’est adjointe une marina qui offre beaucoup de places disponibles. Dédaignant les facilités des pontons, nous sommes restés au mouillage dans la large et profonde baie dans laquelle nous avons eu le plaisir de recevoir la visite d’une dizaine de dauphins un soir à l’heure du repas, et aussi avec moins de plaisir, un fort clapot levé par un vent d’Est Nord-Est de 25 à 30 nœuds, qui s’est permis d’agiter quelques uns de nos repos nocturnes ou plutôt ce qu’ils auraient pu être.

 

A bord, quinze jours après le départ, nous n’avons pas encore pleinement commuté dans l’aventure. Nous sommes toujours en territoire connu, nous nous arrêtons aux mêmes lieux que ceux que nous avions choisis en 2012, en remontant de Marseille vers Hendaye, parce que stratégiquement et logiquement ces escales sont pratiques et bien placées sur le trajet…

Pas de très grandes découvertes, donc, et pour pallier à ce petit manque, nous projetons une escale plaisir de deux jours aux iles Cies, en face de Vigo. Nous quitterons donc Muros très prochainement, pour prendre « un peu de Sud » vers ces îles, et de là nous prévoyons une descente certainement directe vers Lisbonne (48 heures de navigation).

A bientôt !

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commentaires

Chris et JR 04/08/2014 10:13


Bonjour! Aaah mais on s'est loupé de très très peu, nous étions à Muros juste après vous d'après "Petit Nuage" (on est parti des Açores le même jour à une demi-heure près) qui nous a dit "encore
des hendayais ! :)"


Dommage !


On vous souhaite une très bonne route ! ;)

Michel 05/08/2014 11:54



Ah... Dommage ! Heureusement Petit Nuage a fait le relais... Etonnants ces gens de plus de 75 ans, qui adorent les grandes traversées au point de les enfiler chaque année comme des perles sur un
collier, depuis 6 ans... Merci pour votre mot. Bel atterrissage en Europe.



guillaume 04/08/2014 10:03


Hey copain,


Ben sa avance un peu quand même, et oui la gallice c'est connu pour pleuvoir beaucoup,  plus de 200j par an et des trombes d'eau... comme vache qui pisse.


Bonne continuation à vous, nous les vacances c'est que dans 3 semaines ;-)


Bises

Michel 05/08/2014 11:49



Bienvenue sur le blog de Ciao Copaing ! Nous sommes sortis de cette belle région qu'est la Galice, dont le climat n'invite pas à s'y attarder, mais pourtant qui recèle des paysages très
sympathiques. Nous sommes arrivés à proximité de Lisbonne. On vous embrasse ! A bientôt.   



Patrick Pennequin 29/07/2014 17:44


Bonjour à tous les deux et FELICITATIONS car vous avez pris le départ de cette longue et belle aventure. Mon seul regret c'est de ne pas avoir su prendre le temps d'aller vous rendre visite avant
ce départ croyant naïvement que j'avais le temps.... Et là je rentre de vacances et il est trop tard ! Continuez votre blog il me permettra de vivre un peu de votre aventure !


Bons vents


Patrick

Michel 05/08/2014 11:46



Bonjour Patrick ! Ah ! je crois que tu es le seul à trouver que l'on soit partis trop vite... Certains ce sont peut-être même demandés si l'on partirait un jour... Ns sommes maintenant
à Cascais (proximité de Lisbonne). Merci pour le petit mot. A une autre fois, peut-être (le monde est petit, paraît-il). Amicalement Michel


PS : Dernièrement un ami me disait : le plus court chemin d'un point à un autre n'est pas la ligne droite, c'est le rêve !



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  • Michel
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon...
J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...
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entre l'aventure concrète d'un terrien qui appréhende la vie sur un bateau, ouvre les pages d'un grand voyage

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Nous sommes partis de Hendaye le Lundi 14 Juillet 2014

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