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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 12:03

C’est décidé depuis plus de deux ou trois mois ; mais il fallait le temps de s’habituer à l’idée, ou plus exactement il fallait le temps d’être certain de ne pas avoir à regretter cette décision…

Quelques méditations plus loin, et quelques discussions pour être sûr -d’être sûr -, le catamaran Louisiane 37 « Ciao » a été mis en vente.

 

Bon, ça voulait dire en même temps que si jamais un amateur se présentait au mois de Juin, les projets sur l’eau de cet été, étaient à l’eau…  Ben… Faut savoir ce qu’on veut !

De toute façon, vu la météo de ce printemps, les projets étaient plutôt « sous l’eau »…

 

Dans le même temps, (vu qu’on ne pouvait pas mettre le nez dehors) les recherches sur internet avançaient pour cerner quel serait le nouveau prétendant… Pas trop grand, sinon le budget ne suivrait pas, et pas trop petit non plus, sinon ce n’était  pas la peine de changer…

A ce jeu de la recherche du bateau idéal « en bon état et bien équipé » au prix idéal qui se situe autour de : « pas trop cher », beaucoup avant nous ont grillé du carburant sur les routes de France ou d’ailleurs, augmentant d’ailleurs sensiblement le prix de revient de la nouvelle acquisition…

Nous avons commencé comme ça… Un aller-retour à Sète (Hérault) en Avril ; verdict : Fiasco !

Les photos étaient belles, le budget aussi, mais le bateau, non ! Inutilisé depuis plusieurs années, voire même délaissé, tout à refaire, odeur insoutenable… On oublie… Ca calme un peu… Mais…

Une autre grande tournée en méditerranée nous a vite démangé ; c’est ainsi que nous sommes repartis pour un autre tour de reconnaissance entre Sète et Tarragone en Espagne, début Juin ; 2500 kilomètres parcourus. Le bilan est meilleur, nous avons mieux organisé nos visites, nous avons pris des contacts intéressants, visité des modèles qui seraient « dans les clous ».

On apprend vite finalement… Mais on se rend compte que choisir un bateau se résume à une vaste histoire de compromis. Idéalement il faudrait pouvoir faire un mix de 3 ou 4 types de bateaux différents pour en avoir un qui corresponde parfaitement à ce que l’on veut. Bien heureux (à priori) ceux qui peuvent faire construire sur mesure leur propre bateau… (Il doit bien y avoir d’autres déconvenues…)

Ce deuxième grand tour sur les côtes de la grande bleue (qui recèle incontestablement davantage de catamarans d’occasion que le littoral atlantique) n’a cependant rien amené de déterminant… Nous  avons amassé des photos, des débuts de calculs, des hypothèses, des scénarios, mais rien de vraiment « open ».

Alors  « clics souris »… Ca coûte moins cher que l’autoroute, et c’est reparti tous azimuts, les petites annonces, les forums, les échanges par mail avec d’autres qui ont voyagé avant nous, les contacts avec les professionnels…

Il faut refaire le tri, écarter les modèles réputés « à problèmes », les trop lourds, les fragiles, les modèles trop récents et trop chers, les trop vieux et potentiellement pourris…

Tiens ! Un enseignement étrange semble se dessiner : plus le bateau est loin de là où nous sommes, et plus il semble accessible (en prix, je veux dire), et plus il a de chance d’être disponible.  ( ??!!??). Certains conseils nous dirigent vers le marché de l’occasion antillais par exemple, qui offrirait davantage de diversité ; d’autres nous invitent à regarder chez les professionnels de la plaisance en Polynésie, en Australie…

Il y aurait plusieurs raisons à celà  :

-         La majorité des prétendants au départ de grands voyages sont ici en Europe ; ils voyagent un an ou davantage, ne reviennent pas forcément là où ils sont partis. Beaucoup de bateaux se retrouvent en vente au bout de leur périple,  en Polynésie, en Nouvelle Calédonie, en Australie car la suite de la route, incluant la traversée de l’Océan Indien, qui consiste à esquiver les pirates au Nord, et les dépressions au Sud, n’est pas à priori la partie du voyage la plus recherchée…

-         Beaucoup de bateaux issus des bases de location exotiques sont mis sur le marché de l’occasion, là où ils ont exploités quelques années.

-         Les différents régimes de défiscalisation notamment dans les Antilles ont incité beaucoup d’investisseurs à acheter des voiliers là-bas ; quelques années plus tard ils revendent ces bateaux qui doivent rester hors des zones maritimes européennes sauf à payer de lourdes taxes.

Comme toujours, c’est la loi de l’offre et de la demande qui s’applique :

Sur les côtes françaises, beaucoup de demandes et peu de bateaux, les prix sont hauts.

Sous les cocotiers, saturation du marché ; pour vendre il faut baisser … Et çà rime !

 

Qu’à cela ne tienne, comme me le conseillait un professionnel :

- Votre bateau ! Allez le chercher dans l’hémisphère sud !

- Ben voyons… C’est à quel arrêt de tram ?

 

Ca donne le tournis tout çà… On y perdrait facilement son latin… Voire même à la longue, l’envie de partir… Tout semble lourd et fastidieux…

 

Avis aux familles : si vous apprenez que vos proches, (candidats au grand voyage en voilier) sont partis à 10 000 km de là où ils habitent pour aller voir un bateau d’occasion, ne déclenchez pas le Samu, ce n’est pas qu’ils développent une nouvelle pathologie ; c’est tout à fait normal ; en 2013, on va faire ses courses de l’autre côté de la planète!

Soyez pas rétros !

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Malgré tout çà…   (chuuuut ! c’est entre-nous)

Nous avons trouvé !

C’est encore un peu trop tôt pour le partager ici ; les tractations sont en cours, et « il ne faut pas vendre le chapeau de l’ours avant de l’avoir troué » (enfin quelque chose comme çà …)

Ciao a trouvé son acquéreur… et nous, nous avons  -enfin-  trouvé le successeur de Ciao…

A très bientôt donc, pour un autre article sur le blog de Ciao.

 

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  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon...
J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...
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