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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 17:33

De Muros à Cascais (Portugal).

Avec le recul on peut faire un trait d’humour et dire que Muros est un lieu « attachant ».

Le Mercredi 30 Juillet, nous avions décidé de partir de Muros vers 09 heures.

Le réveil a été plus que difficile après une nuit totalement blanche, secoués par un très sale et fort clapot latéral qui faisait penduler le cata comme un culbuto… Infecte ! La plus mauvaise nuit à bord depuis 8 mois, tempêtes d’hiver à Hendaye incluses !

Il n’empêche qu’en vaillants matelots, à 09 heures, les yeux en tirelire, nous étions sur le pont, prêts à lever l’ancre ; Syl à la barre et aux manettes, et moi à l’avant comme d’habitude pour la manœuvre de guindeau (le treuil électrique qui enroule les 60 mètres de chaine afin de remonter l’ancre).

Tout avait l’air de bien se passer quand subitement, le guindeau s’est mis à ralentir sur les dix derniers mètres, il me semblait comme affaibli ; mal dormi lui aussi ? Constat tout de même anormal et bizarre, puisque je savais les batteries à 100 % de charge et que de toute façon les moteurs étaient en soutien ; allons bon, déjà une panne qui se profilerait ?

Péniblement l’ancre a fait surface ; mais pas seule…

Empêtrée dans une double chaine qui devait traîner sur le fond ; l’ancre était prisonnière de Muros, et nous aussi… J’ai donc compris que le guindeau avait eu de la peine à remonter le tout, épreuve d’effort qui finalement le prouvait en « bonne santé »… Tant mieux !

Par contre, décrocher sous tension une chaine qui tire très fort vers le fond (qui est à dix mètres), et à l’autre extrémité un catamaran de dix tonnes qui, lui aussi, tire sous l’effet du clapot toujours présent (et le tout sans y laisser un doigt), n’a pas été une mince affaire…

Tronçonner la chaîne avec la tronçonneuse électrique a été une des premières solutions qui me sont apparues, mais le fait d’imaginer travailler avec la machine en 220 volts au niveau de l’eau qui remue, m’a convaincu qu’il valait mieux tenter autre chose avant d’en arriver là…

Alors, centimètre par centimètre, en tirant avec un cordage noué autour de l’intruse, puis venant en renfort avec deux ou trois autres bouts, et finalement en jonglant avec cinq ou six ficelages différents, prenant divers angles de tire, divers points de levier, et en appuyant au moyen de quelques insultes méritées, la chose a fini par lâcher prise.  Ouh ! Il était temps…

La tronçonneuse à disques commençait à se profiler comme ultime recours ; il me semble d’ailleurs que çà m’aurait soulagé de voir jaillir des gerbes d’étincelles, et d’entendre cette attache incongrue hurler sa douleur en perdant sa force.

Nous avons enfin pu quitter Muros à 11 heures, les yeux réclamant une sieste d’urgence cette fois.

Accessoirement, nous devions faire le plein de gasoil avant de prendre le large, mais en approchant de la station, la vue du camion citerne de livraison, m’a fait pressentir qu’il valait mieux oublier l’idée, plutôt que de glaner quelques probables impuretés dans le carburant à cause des remous liés au remplissage des cuves. Il y a des jours où il vaut mieux s’abstenir de prendre des risques…

Cet endroit serait facilement attachant, disais-je…

 

Nous sommes donc partis avec un peu plus du quart du réservoir dont la contenance est de 250 litres. Par estimation, il nous nous restait entre 20 et 30 heures d’autonomie moteur ; après tout Agur est un voilier, et un voilier marche au vent…

Direction les iles Cies à 40 milles de Muros.

Agur est parti comme une fusée poussé par un bon vent de force 4 bien établi, et quelques heures plus tard nous avions rattrapé notre retard du matin ; mais comme bien souvent, le vent est tombé dans l’après-midi, et 5 heures de moteur ont été nécessaires pour terminer… Situation stressante, sachant qu’il n’y a pas de station de gasoil aux îles et que l’escale suivante est prévue à Cascais distante de 220 milles (400 km).

Les Iles Cies…

Parc naturel, réserve de pêche, réserve ornithologique ; cet endroit est très protégé, et le premier réflexe en s’en approchant est de le respecter.

Dès les premiers regards, ces îles font envie ; elles sortent de l’eau avec de belles physionomies : montagnes, grandes plages, petites criques, forêts d’eucalyptus et de pins, un régal des yeux.

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Il est nécessaire de faire une demande par Email à l’organisme national qui gère les parcs naturels en Espagne, afin d’obtenir un permis de naviguer et une autorisation de mouillage. Nous avons fait les démarches très réglementairement une semaine avant la date prévue d’arrivée, et à ce jour, (une semaine après y être passés) nous venons juste d’avoir la réponse…

Autant dire que avons été hors la loi pendant 36 heures, en pénétrant dans les limites du parc et en y mouillant l’ancre deux nuits consécutives sans le fameux sésame. Aucun contrôle, ni vus ni connus.

Espace très protégé, mais loin d’être désert. L’île principale recèle un débarcadère sur lequel défilent toute la journée de gros bateaux transporteurs de passagers. L’île se gave de visiteurs chaque jour, et s’en libère à 95 % chaque soir. Le restaurant du débarcadère respire au même rythme, et la nuit, seuls restent sur place les résidents du camping, et nous avons compté, 7 ou 8 bateaux au mouillage.

Les fins de journée sont idylliques sur fonds de plages désertes et les petits matins tentent de leur ravir la vedette par leur calme absolu.

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Nécessairement, l’endroit se partage alors en journée avec ces milliers de visiteurs qui déferlent pour quelques heures, mais les différents chemins de promenade, les plages, les sommets, les points de vue supportent plutôt bien cette fréquentation.

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Rien ne traîne au sol, pas de papiers, pas de détritus, pas de bouteille, rien… Nous avons été surpris d’en déduire que chacun respecte la beauté naturelle des lieux, bien que la surveillance soit très discrète, et que par ailleurs aucune machine de nettoyage ne semble passer sur les plages.

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Les images parlent d’elles-mêmes, ces îles respirent l’esthétique et l’harmonie naturelle.

 

Malgré leur allure exotique,  qui ne leur donnerait rien à envier aux rivages méditerranéens, ces îles  semblent quand-même avoir un secret pour conserver « leur  fraicheur ».

Fraicheur, ce mot est approprié, car le climat ici limite nécessairement les visites aux meilleurs mois de l’année ; même l’été, le grand beau temps cède assez facilement sa place au brouillard et aux vents puissants. De plus, sous l’effet de courants marins froids permanents, les eaux sont particulièrement saisissantes affichant 16 degrés au cœur de l’été, ce qui n’invite guère à s’y attarder.

 

Nous avons d’ailleurs décidé de quitter ce petit paradis où nous nous sentions l’envie de rester encore un peu, à la veille d’une journée de pluie.

  

Le 1 er Août dès le lever du jour, Agur appareillait vers le Sud. Le temps était couvert, brumeux, poisseux. Notre objectif était de rejoindre directement Cascais (proche de Lisbonne), en passant avant une renverse du vent et en esquivant une zone de pluie annoncée depuis quelques jours. Petit défi à tenter.

Nous avons tracé une route très au large pour naviguer sur de grandes profondeurs, et éviter les casiers de pêcheurs qui sont généralement posés sur des fonds inférieurs à 100 mètres, et plus ou moins bien signalés en surface par un flotteur relié au casier par un cordage. Ce cordage est précisément un piège potentiel pour les appendices sous marins des bateaux, (hélices, safrans), dans lequel il ne vaut mieux pas rester accrochés sous peine de devoir prendre un bain en pleine mer avec masque, tuba, et un couteau à la main pour aller se libérer…

Malgré notre envie de préserver nos réserves de gasoil, il a été nécessaire de s’aider du moteur quelques heures avant de trouver un bon vent portant. La navigation à la voile a été ensuite régulière et agréable autour de 5,5 ou 6 Nœuds. Les quarts se sont succédés « comme d’habitude » serais-je tenté d’écrire, pratiquement aucun bateau rencontré, rien autour de nous ; le radar en veille la nuit a permis de faire des quarts « somnolents » pas trop pénibles à tenir...

Côté météo, nous avions de bonnes chances de réussir notre pari, et pour ajouter au plaisir les dauphins étaient présents à chaque navigation par petites apparitions de quelques minutes.

 

Cependant, en mer tout est toujours soumis à la remise en question, et 36 heures plus tard, même si nous avons pu éviter la zone de pluie, le vent est venu petit à petit sur l’avant, nous obligeant à border très plat les voiles, puis  finalement d’heure en heure, à corriger le cap ; et comme il n’était plus question d’envoyer les moteurs ; une escale imprévue s’est alors imposée : Nazaré.

  carte trajet muros cascais

 

Nazaré, petite station balnéaire très fréquentée, et par voie de conséquence très commerçante affiche d’innombrables boutiques colorées et tout autant de terrasses de cafés et restaurants. L’identité du Portugal est partout représentée par les confections artisanales, des drapeaux, des vêtements, des gadgets souvenirs… Le vent anime les étals, l’ambiance est estivale.

 

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Les vélos pliants (clin d’œil complice à Olivia et Jean-Gaël qui sont à l’origine de cet équipement) ont été les bienvenus pour parcourir les 2, 5 km qui séparant la marina de l’agglomération et remonter la rue principale.

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Dans la rue, nous avons été étonnés de remarquer une pratique qui n’existe pas chez nous : ici et là de typiques mamies habillées à la mode  de « mère Denis », trônaient sur leur chaise devant les boutiques ou au milieu du passage ; elles arboraient un petit panneau sur lequel était inscrite une annonce pour des locations d’appartements… Au passage elles nous interpellaient, elles attiraient l’attention sur leur publicité… Scènes d’un autre temps, mais qui témoignent vraisemblablement d’un impérieux besoin de faire rentrer des revenus…

La plage est superbe, les petites rues, très étroites un peu tordues, dépaysent. C’est naturellement très beau, mais ça se voit et ça se sent, le charme de l’authentique ne peut plus réellement se jouer ; l’exploitation commerciale du tourisme domine. Nous entendons très souvent parler français dans la rue, les anglais ou hollandais semblent également attirés par la région.

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Une ascension en funiculaire apporte à son tour des superbes images aériennes et permet de découvrir la ville haute. Les falaises sont impressionnantes, les points de vue coupent le souffle.

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Endroit charmant au final, méritant le détour que nous sommes ravis d’avoir effectué dans l’impromptu.

 

Le Dimanche 3 Août, juste avant le coucher du soleil, nous avons quitté la marina et jeté l’ancre devant la grande plage, blottis tout contre la falaise pour être abrités du vent revenu au secteur Nord ; seul bateau en ce lieu, en contrejour d’un ciel flamboyant. Nous avons vu sur la plage crépiter quelques éclats de flashes ; signes que nous avons dû participer au graphisme de quelques images que nous ne verrons sans doute jamais…

Paisible nuit ; au petit matin nous attaquions les 76 milles qui nous séparaient de Cascais que nous voulions atteindre avant la nuit, vigilance « casiers de pêcheurs » oblige.

Le vent s’est rapidement établi, nous emmenant à près de 7 nœuds. A 20 heures 30 nous arrivions à Cascais, avec l’assistance des moteurs sur les deux dernières heures.

 

Nous ne sommes donc pas tombés en panne de carburant, il en reste d’ailleurs encore pas mal, et nous avons été bien conscients que notre comportement a été davantage économe en la matière, en sentant nos réserves relativement faibles.

Aurions-nous fait escale à Nazaré si nous avions eu le réservoir plein ? Ce n’est pas certain…

 

La facilité d’appuyer sur le bouton des moteurs est une tentation dès que la vitesse passe sous le seuil des 4 Nœuds ; à défaut, changer de cap allonge la route, étire le temps de navigation, et il semble que nous ayons toujours quelque part l’envie de clôturer le plus promptement possible les déplacements, où en tous cas de convertir nos objectifs en réalité… Nous devrons travailler sur ces aspects, car sur les traversées qui durent plusieurs semaines, l’autonomie eu carburant (2 ou 3 jours) est totalement illusoire…

 

Cascais, présente l’avantage d’être à 20 km de Lisbonne, et à 15 km du parc très touristique de Sintra (inscrit à l’Unesco). Les deux sites peuvent être aisément rejoints par les transports en commun. Nous prévoyons de rester une huitaine de jours à Cascais pour le plaisir de ces découvertes.

La baie est large, le plan d’eau est bien protégé du Nord, et bien que soumis à de très fortes rafales qui dégringolent du relief derrière la ville, le mouillage reste relativement confortable.

C’est de Cascais (prononcer « Casscach ») qu’est posté cet article.

La dimension « VV » voyage et vacances s’inscrit doucement à bord. Nous échangeons régulièrement avec d’autres équipages qui descendent vers les alizés. Certains ont déjà fait une boucle atlantique, d’autres ont un tour du monde à leur actif, et ils repartent en variant les itinéraires ; dans le même temps tous types de renseignements affluent sur Agur, comme pour baliser notre route…

 

 

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commentaires

Didier et Hélène 12/08/2014 15:24


Bonjour Michel,


Merci pour cet article qui effectivement nous apporte une mine d'information : - )) et qui nous permettent de patienter avant de prendre la mer : - ))  Très amusant le coup de la scie
sauteuse et effectivement on n'y pense pas toujours, l'eau et l'electricité ne font pas bon ménage : - ))


A bientôt pour la suite de vos aventures,


Hélène et Didier


 


 


 

Michel 13/08/2014 09:50



Merci à vous. Un jour ce sont vos écrits qui inspireront d'autres rêves, et les les aideront à se déplier... Ainsi va la Vie...



Anne 11/08/2014 12:56


Wahoo magnifique !! Que d'images, et de couleurs!!!! sublime.


Chapeau la franchise sur la consommation du moteur !!! 


tes articles me donnent pas mal de précisions et des petites choses à savoir !! j'adore


notre bapteme du jour a été repoussé chez nous force 7 et 8 avec alerte "DMS" je ne sais ce qu'elle veut dire, mais m'a fait comprendre ce que nous n'avons pas pu faire : sortir !! 


on décale ça pour le week end du 15 aout, les combi néoprène n'ont qu'à bien se tenir !


Bon séjour !! 


bisous de nous deux 


N@nou

Michel 13/08/2014 09:46



 - Bon baptème de voile alors ! racontez-nous !


pour info : "BMS" veut dire "Bulletin Météo Spécial" il est diffusé régulièrement sur la VHF (Radio qui se trouve à bord de tout bateau) dès que la prévision signale des vents de Force 7 ou
plus. Dès les premières expériences ventilées, vous comprendrez vite que par force 7 (si on a le choix) on reste à l'abri...


Bisous à Vs deux



Champeau Christian 09/08/2014 19:08


C'est toujours agréable de vous lire - sincèrement. J'ai suivi votre périple sur le Louisiane. Puis-je me permettre de vous poser cette question. Pourquoi avez-vous décidè de ne pas partir avec
le Louisiane ? Bon vent et je vous invite à continuer à nous faire partager votre périple et à nous faire rêver.


Cia. Christian de La Rochelle.


 

Michel 13/08/2014 09:40



Bonjour, et merci...


Nous avons trouvé le Louisiane bien adapté au voyage que nous avons fait en 2012 sur une durée limitée (3 mois) en côtier et semi-hauturier. Sur 6 mois ou 1 an, c'était envisageable aussi ; un
tour de méditerranée par exemple... 


Mais il nous a semblé trop limité en habitabilité et confort pour envisager une plus longue période ou un plus long périble (hauteur, rangements, ergonomie du cockpit fatiguante en longue
navigation, couchettes accessibles uniquement par l'extérieur etc...)- Nous avons longuement hésité, cependant.


Maintenant que nous connaissons le Léopard 38, et que nous avons pris nos repères à bord, en aucun cas nous ne reviendrions sur cette décision de changement.


Avec le Louisiane c'était "possible", envisageable, mais vraiment limite...


Avec celui-ci, c'est "un plaisir", c'est agréable, confortable.


Bonne préparation et au plaisir...



Betty et Denis 08/08/2014 20:31


Bonsoir,


Ca y est je me suis inscrite à la news letter, je vous suis dans votre voyage. C'est très agréable, je ne te savais pas que tu étais  "écrivain". Tes commentaires sont très agréables à lire.
Je vois que vous profitez de tous les bonheurs (vues, odeurs, population, paysages etc ...) qui s'offrent à vous. J'avoue franchement que je  préfères être dans mon lit qu'à votre place la
nuit. De plus j'ai peur de l'eau donc... mais je vois que vous prenez du plaisir, c'est donc le principal. Je voulais vous dire que notre petite fille fait des progrès tous les jours, ce n'est
plus le bébé que vous avez quitté en Mai, depuis qu'elle marche, c'est vraiment la petite fille curieuse de tout et mignonne. Dans l'attente du prochain épisode, je vous souhaite ainsi que Denis
" Bon vent ". Bisous à vous deux.


Denis et Betty


 

Michel 13/08/2014 09:31



Bienvenue sur le Blog Betty et Denis ! Merci ! Nous partagerons aussi à l'avenir les petits matins dorés face à de superbes plages d'un calme absolu... Peut-être alors ta préférence vacillera,
Betty ??? Bizz


 



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  • Michel
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon...
J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon... J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...

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entre l'aventure concrète d'un terrien qui appréhende la vie sur un bateau, ouvre les pages d'un grand voyage

à travers le monde,  

et l'homme qui se regarde avec un peu de recul, déplie son rêve, l'observe, et tente d'exprimer

sa propre découverte...

 

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