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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 22:03

Elles sont venues, et elles sont reparties… Quinze jours chacune, Helen, la fille de Syl, arrivée au moment des fêtes de fin d’année, et Anne à la mi-janvier…

Retrouvailles, visites, découvertes, ballades, repos, soleil, bains, plongées, shopping exotique, immersion dans l’ambiance nautique, et … retour au bercail.

 

On ressent bien l’enjeu élevé de cette parenthèse volée au tumulte d’un monde agité où elles semblent, l’une comme l’autre, n’avoir que très peu de temps libre.

 

De notre côté, avant l’arrivée d’Helen la prévision météo était catastrophique ; des vents violents étaient annoncés ainsi que des quantités impressionnantes de pluies. Finalement à la dernière minute, le système perturbé s’est heureusement un peu décalé. Le vent est resté fort pendant tout son séjour mais la pluie est allée se faire bronzer ailleurs…

Nous avons, malgré cela, subi (et Helen encore plus que nous) l’inconfort des mouillages agités de jour comme de nuit, perturbant le sommeil et la récupération tant convoités lors de ces précieuses vacances…

 

Le circuit se voulait optimal ; c’est d’ailleurs à peu de choses près ce que proposent les professionnels de la location de bateaux en Guadeloupe.

premier bain d’Helen à l’ilet Gosier

premier bain d’Helen à l’ilet Gosier

Plage de Sainte Anne

Plage de Sainte Anne

Nous avons démarré par la côte sud de Grande Terre, avec un départ de Pointe à Pitre, escale face à l’ilet Gosier, puis la belle plage de Sainte Anne, enchaîné par une traversée dynamique vers Marie Galante où nous avons passé quelques jours, et nous nous sommes laissés catapulter par les alizés vers Les Saintes.

Là nous avons joué à cache-cache avec les rafales farfelues, changeant de mouillage non pas en fonction de notre plaisir mais pour répondre aux nécessités dues au temps agité ; et pour terminer : retour vers Pointe à Pitre au près serré.

 

 

Les multiples visites à terre, les jolies plages, les points de vue superbes sur tout le parcours ont dissipé tant bien que mal cette sensation de mouvements permanents et inévitables sur un bateau dans des conditions d’alizés soutenus.

 

Heureusement, à notre grande surprise, Helen a apprécié les navigations, s’imaginant visiblement chevaucher Agur au grand galop sur l’océan formé…

 

Anne a eu la main plus chanceuse, elle a tiré de bien meilleures cartes.

 

Même parcours, mêmes lieux, avec un temps majoritairement calme et superbe. Evidemment ce n’est pas du tout le même vécu ; un ressenti paisible domine, une véritable atmosphère de vacances. Nous avons d’ailleurs pu ajouter au programme un petit mouillage isolé à Terre de Bas ; un endroit simple et charmant, peu abrité, praticable uniquement par temps serein.

 

Il s’en tient à peu de chose ! Mais, en bateau, la seule qui nous dirige encore et toujours c’est la météo !

2017 03 01 - Ah les filles !
Anne et Sainte Anne

Anne et Sainte Anne

Avis aux prochains candidats : c’est une loterie !

Même sous les tropiques ou il semble, vu de loin, que ce soit toujours l’été…

Croisez les doigts, sortez les grigris, et arrangez-vous pour tirer le bon numéro !

Nous n’avons aucun pouvoir sur « la chose ».

 

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Les filles rentrées chez elles, nous sommes revenus aux Saintes, histoire de passer quelques journées sympas avec les copains-bateaux laissés derrière nous il y a quelques semaines. Objectif atteint !

Ti-punchs, rigolades, partages, échanges, avec les équipages de Argo IV, de Paseo, et aussi de Manu Atéa dont nous avons fait connaissance. Bref, que de bons moments !

 

 

Depuis les Saintes, en compagnie de Pati, détachée pour l’occasion du bord d’Argo IV, nous avons mis le Cap sur l’île de la Dominique toute proche (4 heures de navigation), pour une escapade de trois jours.

 

La Dominique (à ne pas confondre avec la République Dominicaine) est l’île qui se situe entre la Martinique et la Guadeloupe. Ancienne colonie britannique, elle est aujourd’hui indépendante.

 

Un territoire superbe, avec un relief parmi les plus élevés des îles antillaises, une végétation variée et luxuriante, une profusion de cocotiers, d’arbres fruitiers, de plantes aromatiques, de fleurs ;  son urbanisation encore discrète semble en harmonie avec une nature sillonnée de rivières, de cascades, de chemins de randonnées. Bref il y aurait ici tout pour plaire, une sorte de petit paradis…

La rivière indienne

La rivière indienne

2017 03 01 - Ah les filles !
2017 03 01 - Ah les filles !
Echappée au centre de l’île

Echappée au centre de l’île

Mais… Il fallait bien qu’il y ait un « mais » !

 

Et c’est la mentalité des gens avec qui nous avons eu contact qui pose un bémol sur l’intérêt que présente une visite à La Dominique.

 

Je résumerais en une seule phrase qui reflète ce court vécu :

La Dominique est à voir, l’île est très belle, mais le système en place gâche tout ; il est à boycotter.

 

Le moindre échange avec quelqu’un est sous-tendu par le Dollar Caraïbe.

 

Les sites naturels les plus visités sont administrés par un service équivalent à notre « ONF » et sur chacun d’eux, un gardien en uniforme est posté à l’entrée pour percevoir un droit d’entrée.

Les autres sites plus ou moins marqués par une particularité géologique ou un point de vue par exemple, sont gardiennés par des privés qui s’octroient le droit de demander à leur tour une contribution pour emprunter le sentier (privé ?) qui conduit à l’endroit en question.

La rivière indienne n’est accessible qu’avec un guide et son embarcation, et bien-sûr après paiement de la taxe d’entrée ; sur le parcours deux haltes assez longues sont prévues, comme par hasard là où se trouve un bar…

A la longue c’est fatiguant.

 

Tout est prétexte pour collecter, jusqu’au dernier, les dollars du touriste que nous sommes et que nous affichons par nos visages pâles.

 

Trop c’est trop ! La Dominique est sous l’emprise d’une espèce de racket organisé.

 

Les boat-boys, jeunes dominicains qui viennent à notre rencontre à l’approche des mouillages, se sont rendus quasiment indispensables. Ils détiennent forcément les subtilités pour visiter l’île et, entretiennent un flou artistique, voire une nébuleuse, sur les informations qui permettraient d’être autonomes. Bref ils s’arrangent pour vendre leur prestation, et ils y arrivent très bien.

 

- Où est le bureau d’information touristique ?

« Le bureau d’information c’est nous ! » répondent-ils.

 

Et ils savent aussi nous glisser dans l’oreille que lorsque nous avons recours à leurs services, le bateau est surveillé en notre absence…

Ce qui veut dire que dans le cas contraire on peut craindre quelques déconvenues. Réalité ou intox ?

Nous ne savons pas, quelques histoires de vol d’annexe, ou de bateaux visités circulent…

 

En bons touristes que nous étions pour l’occasion, nous avons opté pour un circuit d’une journée, en voiture avec un guide parlant couramment le français ; il nous importait de nous imprégner de la culture et de l’histoire de ces îliens, et nous voulions être en communion avec la nature particulièrement généreuse. L’affaire a été conclue ainsi avec le boat-boy.

En réalité, au dernier moment, la prestation a été sous-traitée, nous avons été redirigés vers un chauffeur  apathique, supposé « guide parlant français », qui n’a fait que nous déposer de manière systématique dans les lieux les plus fréquentés, ignorant ou ne comprenant pas nos sollicitations répétées pour sortir du « circuit », des sites préparés, aménagés, dénaturés et bien sûr payants !

 

Ses quelques explications inaudibles dans un créole marmonné ne nous ont strictement rien appris sur l’île et ses habitants.

La seule chose que nous avons compris, et celle-là nous l’avons parfaitement assimilée, c’est que nous avons certainement choisi la plus mauvaise option par rapport à nos aspirations.

 

 

Nous sommes rentrés à la fois conscients de la beauté de l’île et remplis de certaines images, mais globalement déçus par l’expérience vécue au cours de cette journée qui s’est achevée, comme si elle en avait besoin, sur un bras de fer avec nos interlocuteurs quant au prix réel de la dite prestation par rapport aux accords initiaux…

 

 

Ce qu’il aurait certainement fallu faire :

Rester une dizaine de jours sur place, observer le risque éventuel d’insécurité pour le bateau et le gérer avec d’autres marins-voyageurs ancrés à proximité ; piocher petit à petit des renseignements relatifs aux lieux intéressants originaux et authentiques, cerner le moyen de transport le moins onéreux (taxi collectif ?), et rencontrer la population en dehors des points de chute systématiques des groupes de touristes américains déversés par les grands voiliers de croisière.

 

Notre mémoire du voyage étant, consciemment ou non, sélective, nous resterons sur les belles images de ce court séjour ; le bon côté de la Dominique !

 

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De retour à Pointe à Pitre en l’attente de l’arrivée prochaine de Christiane (la marraine du bateau), nous avons eu le plaisir de participer à la grande parade du Carnaval.

 

Evénement important et traditionnel dans la vie des antillais, le carnaval est une explosion de rythmes et de couleurs dans chaque localité durant les semaines précédant le Mardi Gras…

 

Nous avons sillonné les rues du centre ville, et des quartiers populaires ; l’ambiance chaleureuse et familiale nous a rapprochés un peu plus de l’authentique Guadeloupe, qui bien trop souvent elle aussi, transparait au travers des échanges mercantiles et insipides des « marchés à touristes »…

 

Plumes, peintures, rythmes, déhanchés, sourires, spontanéité, foule, et plaisirs partagés sont nettement plus attirants !!!

2017 03 01 - Ah les filles !
2017 03 01 - Ah les filles !
2017 03 01 - Ah les filles !
2017 03 01 - Ah les filles !
2017 03 01 - Ah les filles !
En ces temps-là – Culture et Tradition

En ces temps-là – Culture et Tradition

Plein les mirettes, plein les oreilles, et plein les jambes, au terme de cette grande journée partagée avec Ivan du bateau Paseo !

 

 

Nous resterons pour les mois qui viennent sur le secteur de la Guadeloupe et de ses îles rattachées, animés du plaisir de recevoir nos futurs invités.

 

Que personne ne s’inquiète si les parutions sur le blog s’espacent, c’est que nous sommes occupés avec nos hôtes !

 

A une prochaine session, sur le blog de Ciaoooooooooo !

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commentaires

David 24/03/2017 20:03

Hello les amis, quel plaisir de vous lire et de prendre le recul dont nous avons tant besoin.
Nous nous posions la question avec Marj: comment vivez-vous la campagne des présidentielles ? Vous sentez-vous concernés ?
Bises et à bientôt (on y pense ;-)

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  • Michel
  • Je suis né dans un petit village du Nord de la France ; 1/2 siècle plus tard, je me réveillais tous les matins avec l'envie d'aller voir de l'autre côté de l'horizon...
J'ai rencontré Syl, et ensemble nous prenons le départ en 2014...
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entre l'aventure concrète d'un terrien qui appréhende la vie sur un bateau, ouvre les pages d'un grand voyage

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